Bonjour à toutes et à tous,

À quelques jours du départ, je sens vraiment que tout s’accélère. Cet effet entonnoir que j’évoque souvent avant une course est bien en place, on rentre dans le début de l’accélération. La pression s’accentue, le compte à rebours tourne, et ce trop-plein d’énergie ne se relâchera vraiment qu’au moment précis où le coup de canon sera donné.

Allez, vivement le grand large, vivement la mer ! J’ai de plus en plus hâte d’aller me confronter à tous mes concurrents sur cette Route du Rhum 2026.

On me demande souvent ce que ça fait d’avoir le bateau doyen de la flotte au milieu de tous ces IMOCA. Ma réponse est simple : ça me fait extrêmement plaisir. C’est la marque de la confiance renouvelée de mes partenaires, à commencer par mon partenaire titre Foussier et la quasi-totalité de ceux qui étaient à nos côtés sur le Vendée Globe 2024. Même si nous n’avons pas encore fait la transition vers le foiler de génération 2020 que nous visons pour le Vendée Globe 2028, être au départ aujourd’hui prouve que notre modèle fonctionne, qu’il est solide et qu’il plaît. C’est extrêmement valorisant !

Le Carnet de Bord : Confiance, équipe et partage !

Si je peux vivre ces journées d’avant-course sereinement, c’est avant tout grâce à mon équipe. Sur le bateau, j’y passe très peu de temps, voire quasiment pas en ce moment. Mathieu, Benoît, Molly, Kleden et Julien prennent l’opérationnel en charge à 100 %.

Cette organisation me permet d’être totalement disponible pour les médias, pour nos rendez-vous partenaires et pour des interventions en magasins Foussier. Quand je regarde en arrière, sur cette même course il y a quatre ans en 2022 avec ce même bateau, je mesure le cap franchi. Voir que le travail à bord roule comme sur des roulettes pendant que je valorise le projet est une vraie fierté collective.

Mardi, nous avons réuni tout le club Cap Agir Ensemble : une trentaine d’entreprises partenaires, de tailles et de secteurs très variés. Nous partageons tous un réel attachement pour ce projet, ainsi que pour le soutien à l’Adapeila et au Fonds de dotation Handicap Agir Ensemble.

Au-delà des visites sur le village et des échanges, nous sommes allés faire du char à voile tous ensemble. C’est évidemment différent d’un 60 pieds, mais cela permet de toucher du doigt les sensations de vent et de vitesse. Surtout, c’est accessible à tous les niveaux, exactement à l’image de notre projet. Tout le monde est reparti avec le sourire, et ces moments d’échange humain sont la vraie richesse de notre engagement commun !

Sortie de Manche et « L’Autre Classement »

La route météo pour dimanche 

Le départ s’annonce très sympa avec un vent de secteur Nord-Est à Est, suffisamment établi pour que la flotte avance bien et offre un beau spectacle au Cap Fréhel. La première portion entre la ligne, Fréhel et Bréhat zigzague pas mal : il va y avoir de l’intensité et beaucoup de manœuvres de voiles dès les premières heures.

Une fois Bréhat passé, nous basculerons en mode océanique. Il faudra aller chercher la rotation du vent vers l’Est puis l’Est/Sud-Est, avant d’obliquer vers le Sud-Ouest dans le Golfe de Gascogne sur un bord de reaching portant plus ou moins fort. Derrière, un grand jeu stratégique nous attend, encore très ouvert et incertain pour les 3 et 4 novembre !


L’innovation : « L’autre classement » 

Comment comparer la course d’un bateau à dérives de 2006 avec celle des foilers neufs ? Parce qu’il y a des victoires que le podium officiel ne montre pas, nous présentons pour cette course « L’autre classement ».

Développé avec mon équipe et intégré directement sur la cartographie par Géovoile, ce dispositif applique à chaque IMOCA un coefficient basé sur son potentiel de vitesse théorique (établi selon l’historique météo et les données de chaque génération). Faroha 3 part avec le coefficient 1,00 en tant que doyen, tandis que les foilers les plus récents montent jusqu’à 1,77.

L’objectif n’est pas de refaire le classement officiel, mais d’offrir une lecture complémentaire en temps compensé pour valoriser la capacité de chaque skipper à exploiter le potentiel réel de sa machine. C’est la continuité exacte de notre démarche de sobriété performante : faire le maximum avec ce que l’on a. J’invite d’ailleurs tous les skippers et leurs équipes techniques à échanger avec nous pour affiner ces coefficients au fil de l’eau !

Découvrez l’Autre Classement ici :

https://sebastienmarsset.fr/l-autre-classement/

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