Bonjour à toutes et à tous,
Le bilan de ces premiers milles parcourus seul à bord de l’IMOCA Foussier en juillet est extrêmement positif ! J’ai pu faire des entraînements allant de 24 à 72 heures, ce qui permet à tout le monde de progresser. Pour moi, l’enjeu était de retrouver les automatismes du large : les manœuvres, le rythme à bord, et les réglages du bateau. Faroha 3 n’a pas énormément changé depuis le dernier Vendée Globe, mais comme j’ai navigué sur d’autres supports depuis, il fallait se réhabituer à ces sensations.
J’y ai pris beaucoup de plaisir. Nous avons notamment fait un long bord vers le fond du golfe de Gascogne avec du vent de Nord-Est. Nous avons pu atteindre des vitesses sympas… Tout cela me donne très envie de me retrouver dans les alizés, sur la Route du Rhum, avec ces mêmes conditions pendant des jours et des jours !
LE CARNET DE BORD
Concurrence et flotte IMOCA : se concentrer sur soi
Pendant nos navigations, la Drheam Cup s’est disputée, mais avec seulement deux bateaux au départ – un foiler mené en équipage et un bateau à dérives droites en solo. Ce n’était donc pas la course idéale pour comparer directement les potentiels.
En revanche, en observant les images de la nouvelle génération de foilers 2024, le progrès sur la stabilité et l’assiette en vol est très net, ce qui va forcément se traduire par des gains de performance.
Du côté de notre catégorie (les bateaux à dérives droites), le potentiel de chacun n’a pas énormément évolué : nous sommes dans une forme de statu quo. L’IMOCA Foussier se situe entre 10 et 15 % en deçà du bateau de référence le plus rapide (qui est selon moi celui de Nicolas d’Estais). Les niveaux de préparation varient aussi beaucoup : certains skippers ont déroulé tout le programme, d’autres ne feront aucune course avant le Rhum. De mon côté, je ne me focalise pas là-dessus. Je fais confiance au travail mené avec l’équipe. La vraie confrontation viendra à la rentrée avec des entraînements collectifs en septembre, puis le Défi Azimut.
MON METIER : marin, entrepreneur et communicant
Ce mois-ci, nous avons également consacré des journées à la réalisation de notre nouvelle banque d’images. (les images de cette newsletter en sont issues !) Aujourd’hui, mon rôle ne s’arrête pas à l’aspect sportif sur l’eau : je suis aussi chef d’entreprise. Il faut communiquer pour nos partenaires et faire vivre le projet auprès du grand public.
C’est un exercice qui me demande de sortir de ma zone de confort. Se mettre en avant n’est pas automatique ni naturel pour moi, mais cela me challenge ! J’essaie d’y consacrer du temps, de l’énergie et de me former sur ces sujets, car c’est un véritable axe de progression pour l’ensemble de notre projet 🙂
LA MINUTE TECHNIQUE
Comme prévu, le bateau entre en chantier à la fin du mois pour deux à trois semaines. L’objectif prioritaire est de remplacer les pièces d’usure qui se dégradent très vite sur un IMOCA et que nous n’avions pas pu installer cet hiver en raison des délais de livraison.
Nous profitons aussi de cette pause estivale pour faire évoluer notre système de communication satellite ainsi que notre gestion de l’énergie à bord, afin d’anticiper la nouvelle règle d’autonomie énergétique qui devient un enjeu majeur en IMOCA. En parallèle, l’équipe s’active sur la logistique embarquée et l’avitaillement (la nourriture) pour préparer les sessions d’entraînement de la rentrée, le Défi Azimut et la Route du Rhum !
LA DYNAMIQUE PARTENAIRES
Nous sommes à la mi-année 2026. Si je regarde au-delà de la Route du Rhum, vers notre objectif du Vendée Globe 2028, nous continuons d’avancer. On constate que la faisabilité d’un bateau plus récent (un foiler de dernière génération) se rapproche progressivement. Nous n’y sommes pas encore, mais le travail porte ses fruits.
Notre triptyque – performance sportive, engagement sociétal et environnemental + gestion économique maîtrisée, démontre toute sa valeur auprès des entreprises.
C’est un enjeu capital d’étoffer le club dès maintenant, et c’est une grande fierté d’accueillir aujourd’hui de nouvelles entreprises au sein du collectif Cap Agir Ensemble :
- CHEV (Centre Hygiène Espaces Verts) : expert dans l’aménagement paysager, la création et l’entretien d’espaces verts.
- Radioprotech / Vectori : Radioprotech conçoit et fabrique des équipements de radioprotection pour les services de médecine nucléaire, tandis que leur filiale Vectori apporte son expertise fine dans la filtration et la décontamination de l’air.
- Sailproof : concepteur de tablettes numériques ultra-robustes et étanches, développées spécifiquement pour la navigation et les exigences du milieu maritime.
- MarineTraffic : la célèbre application et plateforme web de référence permettant de suivre en temps réel les positions des bateaux et le trafic maritime à travers le monde.
Bienvenue à bord !
Merci à toutes et tous d’être à nos côtés pour faire grandir la dynamique de notre projet jour après jour. On se retrouve après la pause estivale pour attaquer les entraînements de la rentrée !
À bientôt !
Sébastien.