Une étape exigeante et contrastée

Nous avons franchi la ligne d’arrivée de l’étape 2 dimanche 24 août à Carthagène 🇪🇸 en 6ᵉ position, après 6 jours et 1 h de mer.

Cette étape aura été riche en rebondissements, avec des hauts et des bas.

👉 Le choix d’attaquer vers l’Ouest à la Pointe Bretagne a été une bonne option : il nous a permis de revenir dans le match.

👉 La descente du golfe de Gascogne a été un vrai plaisir : nous avons réussi à matcher les vitesses des autres IMOCA, et ça, c’était une vraie satisfaction.

👉 Mais ensuite, deux coups durs : piégés sous un nuage 2 h au waypoint Alpha (au large du DST de Finisterre) dans 4 nœuds de vent, pendant que les autres avançaient à 10–12 nœuds ; puis une erreur de voile au waypoint Bêta (plus au sud, en route vers Porto). Nous avons envoyé la mauvaise voile, perdu du temps à corriger, et vu Allagrande Mapei nous dépasser. C’est ce qui a été le plus douloureux : une erreur évitable.

Le Fly-By à Matosinhos 🇵🇹, que je redoutais un peu, s’est finalement bien passé, même si intense : en 3 h il fallait gérer le bateau, se doucher, manger… et c’était déjà reparti. Ensuite, une fois repartis de Porto, avec les écarts créés et la météo qui favorisait toujours l’avant de la flotte, nous n’avons plus pu recoller. Mais nous avons maintenu une belle intensité de navigation jusqu’à Carthagène, ce qui est un vrai point positif.

La vie à bord : cohésion et plaisir partagé

L’ambiance dans l’équipe a été super. On a rigolé, plaisanté, mais toujours avec beaucoup de concentration sur la navigation. Ce n’est pas parce qu’on prend du plaisir ensemble qu’on n’est pas focus : au contraire, c’est ce mélange qui rend l’expérience riche et qui maintient tout le monde engagé, même dans les moments difficiles.

Ce que je retiens : légitimité et progression

Cette étape m’a permis de confirmer que j’ai toute ma place sur ces bateaux de dernière génération. J’ai proposé de nouveaux réglages de foils — notamment sur la phase de décollage du bateau — qui ont été adoptés par toute l’équipe et qui se sont avérés très performants. Ça fait plaisir de se sentir légitime, d’apporter des solutions et de voir que ça fonctionne. C’est un apprentissage collectif, chacun apporte sa pierre à l’édifice, mais je suis fier de ce que j’ai pu apporter sur cette étape. Cela me renforce pour la suite et me projette encore plus clairement vers mon projet Vendée Globe 2028 .

Et la suite ?

Pendant que la flotte est répartie hier sur l’étape 3 entre Carthagène et Nice, je prends un temps de récupération avant de réembarquer.

➡️ Je serai à bord pour l’étape 4 (Nice → Gênes), courte mais technique.

➡️ Puis pour l’étape 5 (Gênes → Kotor), la grande finale en Adriatique.

Cap 2028 : partenaires recherchés

Chaque mille parcouru ici nourrit mon chemin vers le Vendée Globe 2028. Merci au Club Cap Agir Ensemble qui me soutient fidèlement et montre qu’on peut associer performance sportive et impact sociétal. Mais pour aller au bout de ce projet, il me faut encore élargir le cercle : je recherche de nouveaux partenaires prêts à embarquer. PME, ETI, grandes entreprises : si vous voulez vivre une aventure humaine et utile, c’est maintenant.

👉 Rendez-vous très vite pour l’étape 4 entre Nice et Gênes ce dimanche 31 aout !

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